Olivier Sadala, écrivain cantilien

A 47 ans, Olivier Sadala vient de publier son premier roman policier aux éditions Spinelle. Olivier écrit depuis toujours. Une idée, une phrase, il les note et les conserve précieusement. « J’ai plusieurs bloc-notes remplis qui n’attendent qu’à être exploités », précise-t-il. Mais c’est lorsqu’il termine l’écriture de

« Sursis » que son fils Gabriel lui annonce qu’il ne veut pas qu’il soit le seul à l’avoir lu. « Je n’ai jamais osé me lancer mais là, j’ai sauté le pas ! ». Cadre intermédiaire au service urbanisme du Département de Seine-Maritime, le Cantilien profite de toutes les opportunités pour trouver un instant et noter ce qui lui passe par la tête : « J’ai des idées qui me viennent à n’importe quel moment de la journée, même au travail mais là c’est plus problématique. Alors, je prends un post-it, je note les mots clés et je vois ça plus
tard. Même en voiture, ça m’arrive de m’arrêter pour écrire ce qui me vient à l’esprit. Je préfère m’arrêter et noter l’idée plutôt que de la perdre ». Cela faisait 8 ans que son manuscrit dormait dans un tiroir mais à la manière d’un Stephen King, c’est un mauvais rêve qui est venu redéclencher le sujet. « J’ai fait ce cauchemar au moins 10 fois avant de l’exorciser sur le papier », explique-t-il. Une fois rédigé, je n’ai plus jamais refait ce rêve. Ecrire est une vraie liberté. C’est un moyen pour moi d’expier mes cauchemars et
de nourrir mes histoires. »

Son thriller s’ouvre donc ainsi, « comme un flashback ». Sam Rainfield, son personnage principal, est un agent de police apprécié pour son efficacité. Lorsqu’il presse la détente pour éliminer sa cible, il vient de devenir malgré lui tueur à gages pour un bonnet de la pègre locale. « Je décris la dualité permanente des
sentiments humains sous couvert d’un récit policier. Ce livre est une introspection individuelle : chacun peut se retrouver dans ce personnage. On peut être amené parfois à faire des choix qui vont à l’encontre de nos valeurs pour protéger quelqu’un qui nous est proche. La fameuse dualité entre le bien et le mal…». Et tel est le fil conducteur de ce roman très prometteur. Olivier vient de terminer un recueil de poèmes
et rédige un drame psychologique : « J’écris vraiment de manière très éclectique. » Il puise ses inspirations dans ses lectures et ses expériences de vie. « Pour Sursis, mettre en avant un agent de police était pour moi très personnel. J’ai toujours voulu être flic, mais la vie en a décidé autrement. »
Pour le moment, son premier roman a été édité à 500 exemplaires, souhaitons qu’il remporte le succès mérité et que beaucoup d’autres ouvrages suivront…


« Sursis », d’Olivier Sadala, aux éditions Spinelle – 18€

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