Canteleu fête la nature

Depuis près de 20 ans, la nature a sa fête… et elle s’invite désormais à Canteleu ! Le 30 mai, la Ville met à l’honneur son maraîchage municipal dans un esprit convivial et engagé.

Depuis 2007, la Fête de la Nature est devenue un rendez-vous incontournable dédié à la biodiversité. Organisée partout en France chaque quatrième semaine de mai, elle propose des milliers d’animations gratuites : balades, observations, spectacles ou encore rencontres. Autant d’occasions de découvrir, comprendre et célébrer la richesse du vivant, en famille, entre amis ou entre passionnés. Portée par une dynamique collective, elle encourage chacun à renouer avec la nature et à adopter des gestes respectueux de l’environnement.
C’est dans cet esprit que la Ville de Canteleu vous ouvre les portes de son maraîchage municipal, situé à la Ferme des Deux Lions, le samedi 30 mai. Mis en service progressivement depuis avril 2024 avec le soutien de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine, de l’État et de la Métropole Rouen Normandie, ce projet ambitieux vise à produire localement des fruits et légumes biologiques. Ces productions alimentent la cuisine centrale, qui prépare chaque jour près de 1100 repas destinés aux enfants et aux seniors cantiliens.

Rendez-vous à la Ferme des Deux Lions

Au-delà de son rôle nourricier, ce maraîchage s’inscrit dans une démarche globale et vertueuse. Il favorise l’insertion socio-professionnelle, sensibilise à l’environnement et développe l’éducation populaire, notamment à travers des visites proposées auprès des écoliers. « Préserver notre environnement et améliorer le cadre de vie sont des priorités fortes pour notre commune », souligne Tom Delahaye. « Ce projet de maraîchage municipal illustre notre volonté de construire une ville durable, agréable et tournée vers l’avenir. Cultiver en local, qui plus est sur un site d’exception, favorise la redécouverte des produits frais et bruts, tout en valorisant le lien entre alimentation et santé », insiste le Maire. Animations, visites et temps d’échanges rythmeront cette journée festive ouverte à tous. Une belle occasion de découvrir ce lieu, d’échanger avec les acteurs du projet et de célébrer ensemble une nature vivante, locale et partagée.

Programme du Samedi 30 mai – 14h/17h

Visite du maraîchage : les élus et les agents de la Ville vous expliqueront son fonctionnement et les différents travaux en cours.

Ateliers ludiques et pédagogiques : l’association Semis Urbain animera plusieurs ateliers sur le monde des fruits et légumes (cycle végétal, saisonnalité des légumes, quiz, monde de la fraise…), ouverts aux petits comme aux plus grands.

Exposition jardin au naturel : mise à disposition par le Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande, cette expo permettra notamment de découvrir les bons gestes à faire dans un jardin respectueux de l’environnement.

Evènement gratuit, ouvert à tous – Ferme des Deux Lions, 15 route de Sahurs 76380 Canteleu

Parole d’expert

À la tête du maraîchage municipal, Olivier Beslay en est le véritable chef d’orchestre. Fort de son expérience et de sa technicité, il coordonne cultures, équipes et saisons avec précision et passion. Et nous dévoile quelques infos pour le Cantilien !

Olivier, on sait maintenant qu’à la Ferme des Deux Lions, la devise c’est : allier production et préservation de la biodiversité. Comment s’engage-t-on sur une culture plus respectueuse de l’environnement ?

Il faut déjà savoir que cultiver sans pesticides de synthèse, c’est un choix assumé. Ici, on souhaite respecter le milieu le plus possible, car en agriculture biologique, on travaille avec la biodiversité. Ce n’est pas une option, c’est une obligation, car si on n’a pas une biodiversité très forte, on a alors des soucis de ravageurs, de maladies etc. Donc c’est vraiment indispensable.

Quelle est la différence entre une culture dite « bio » et une culture plus conventionnelle ?

Il y a plusieurs paramètres. Dans un premier temps, c’est d’avoir ce respect de la nature, de ne pas forcer les choses un utilisant des pesticides, comme je le disais précédemment. Il faut vraiment abolir les organes de synthèse. Et puis il faut avoir cette volonté de produire des légumes sains, sans les résidus que l’on peut trouver dans des productions traditionnelles. Il faut viser à nourrir les gens de la façon la plus saine possible à travers le bio dit « intensif ».

C’est quoi, le bio intensif ?

C’est un modèle dont je me suis inspiré lorsque je suis arrivé ici, qui a été développé par un québécois qui s’appelle Jean-Martin Fortier, et qui vise à maximiser la production sur une surface minimum. Cela veut dire que l’on va obtenir des rendements qui sont supérieurs à ceux que l’on peut trouver dans des exploitations plus mécanisées dans lesquelles on a besoin de plus d’espace, pour les tracteurs par exemple. Dans le système bio intensif, on sert beaucoup plus les rangs ; de ce fait le légume qu’on va faire pousser va couvrir le sol et empêcher l’apparition de mauvaises herbes. C’est une technique très performante, mais aussi très économique.

Sur le volet insertion, l’arrivée de travailleurs l’été dernier a-t-elle été un plus pour vous ?

Oui bien sûr, mais c’est surtout une satisfaction de pouvoir transmettre mes connaissances à des gens qui sont réellement intéressés. D’un point de vue organisation, cela me simplifie grandement la tâche car lorsque j’étais seul, j’exploitais logiquement une surface plus restreinte que celle que nous aurons à terme. Et puis travailler collectivement, c’est aussi une émulation qui est intéressante.

Et qui vous permet de produire plus désormais. Justement, pouvez-vous nous donner quelques chiffres sur 2025 et les objectifs en 2026 ?

L’an passé, nous avons produit un peu plus de 4 tonnes, tous légumes confondus. Cette année, nous souhaiterions approcher les 8 tonnes, c’est du moins ce qui est prévu. L’objectif est aussi de nous diversifier, j’aimerais en effet développer la courge, la betterave ou encore le panais. Mais il faut que cela soit en adéquation avec les besoins de la cuisine centrale, et qu’ils puissent aussi travailler ces types de légumes.

Et en cas de surproduction, il y a-t-il des choses mises en place pour éviter les pertes ?

Oui, nous sommes en lien étroit avec l’épicerie sociale et solidaire Le Quotidien, à qui nous livrons les surplus. Ces dons sont beaucoup plus important l’été car les écoles sont fermées, mais les concombres, les courgettes ou encore les tomates, eux, continuent de pousser !

De nouveau projets sont-ils prévus sur le site dans les mois à venir ?

Oui, nous allons déjà installer des haies bocagères destinées aux insectes mellifères, avec 6 variétés différentes qui ont des floraisons décalées, et qui leur permettront d’avoir du pollen toute l’année. L’intérêt, c’est d’avoir des refuges à insectes à proximité des cultures pour limiter les infestations de ravageurs. Nous allons également déployer des mâts à rapaces, car nous avons beaucoup de mulots ici. Les rapaces auront ainsi des endroits pour se percher, observer ce qu’il se passe et fondre sur les mulots avant qu’ils ne détruisent tout. À terme nous souhaiterions aussi développer l’éco pâturage et avoir plusieurs animaux. En effet, plus un milieu est complexe, plus il va être difficile pour un ravageur de venir s’installer. Et puis cela limitera les moyens mécaniques, notamment sur la partie fauchage. Bref, il y a énormément de projets ici, mais le mieux est de venir en discuter avec nous le 30 mai lors de la Fête de la Nature !

À noter !
Vous représentez un établissement ou une association et souhaitez visiter le site ? Tout au long du mois de mai, des créneaux de visite d’une heure sont proposés, pour des groupes de 25 personnes maximum. Pour plus d’informations ou pour réserver, contactez Thomas Paitry au 07 78 37 40 40 ou par mail à thomas-paitry@ville-canteleu.fr

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