Coup de projecteur : le labociné de Canteleu

Rendez-vous le 26 novembre pour une réunion d’informations, à la maison du Panorama, à 18h30.

Lucille, grande fan de Wes Anderson et de comédies musicales, souhaite transmettre sa passion. « Mon métier, c’est d’intéresser les gens au cinéma et de leur montrer comment ça marche ».  Pour cela, il y a trois principes à respecter : le faire, le voir et le savoir.

Tous les mercredis, de 18h30 à 20h30, les participants alterneront donc entre projections animées par Lucille et ateliers techniques menés par Valentin.

Un mercredi sur deux, place à l’analyse : vocabulaire du cinéma, repérage des techniques (plan-séquence, travelling, couleurs, noir et blanc…), critique et échanges. La semaine suivante, retour au concret : manipulation de la caméra, prise de son, lumière, direction d’acteurs, etc. « En janvier, le groupe passera à la réalisation d’un court-métrage, qui sera ensuite projeté à l’Espace Culturel François-Mitterrand ».

Lucille et Valentin construisent l’atelier à la manière d’un va-et-vient entre théorie et pratique. « Si Valentin travaille le travelling, je propose un film où cette technique est au cœur de la réalisation », explique Lucille. Chaque projection dispose de son thème : Elephant de Gus Van Sant pour le plan-séquence, La Haine pour le noir et blanc, ou encore du Wes Anderson pour la richesse des couleurs, par exemple. Les courts-métrages, quant à eux, favorisent débats et découvertes.

Inspirée par une expérience réussie à Darnétal, Lucille voulait également implanter ce projet à Canteleu. « Les ateliers créent une émulsion incroyable. Chaque regard, selon l’âge, apporte une lecture différente d’un film ». Le labociné est ouvert à tous, dès 15 ans.

La programmation se veut éclectique : du huis clos (Yannick de Quentin Dupieux) à l’animation (L’étrange Noël de Mr Jack), en passant par des classiques. Lucille tient à explorer aussi le patrimoine : La Nuit des morts-vivants ou À bout de souffle, références incontournables. « La Nouvelle Vague, c’est plus qu’un style, c’est un moment historique, lié aux Trente Glorieuses, aux révoltes étudiantes, à la guerre d’Algérie et aux débuts du mouvement féministe ! ».

Avec son Labociné, la Littoralité Francophone fait son entrée dans le 7e art, offrant une contre-plongée vivante dans l’histoire et la pratique du cinéma.

Clap de fin ? Oh que non… clap de début !

Ouvert à tous dès 15 ans – Tous les mercredis, 18h30/20h30 – Maison du Panorama

Ah oui ?

La Littoralité Francophone s’est dotée de jouets optiques pour illustrer les bases du mouvement au cinéma. « Ces objets sont les ancêtres de l’animation, utilisés bien avant l’invention de la caméra, comme le Zootrope », précise Lucille. D’abord à destination des plus jeunes pour les sensibiliser à l’animation, ils trouveront toute leur place au sein du Labociné : « Comprendre les origines du cinéma, de ces jouets à la pellicule puis au numérique, est toujours important et… passionnant ! ».

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