Equipe Emploi Insertion : un soutien sans faille

L’Equipe Emploi Insertion est un lieu d’écoute, d’information, d’orientation, de suivi et de soutien pour les Cantiliens à la recherche d’un emploi. Dans le cadre du Projet d’Initiative Territorial : repérer, accompagner les Cantiliens pour la Formation mis en place par la Ville, l’EEI apporte un soutien solide aux Cantiliens.

Amal John est conseillère Emploi Formation au sein de l’EEI. Son métier ? Accompagner les Cantiliens à la recherche d’un emploi. « Chaque personne est différente. C’est pourquoi nous faisons un accompagnement individualisé », précise-t-elle. « Notre objectif premier est de lever les freins périphériques comme, par exemple, le mode de garde (en lien avec les services Education et Jeunesse), la mobilité, l’estime de soi et la confiance par le biais d’atelier de sophrologie ou en lien avec l’association la Cravate Solidaire . L’Equipe Emploi Insertion met également un point d’honneur à accompagner les Cantiliens sur les Forum de l’emploi pour qu’ils aient davantage d’aisance et cumuler ainsi les entretiens d’embauche. Elle leur conseille également de suivre des formations qui peuvent être financées par diverses structures. « Nous les suivons pas à pas. On ne les lâche pas jusqu’à ce qu’ils aient trouvé un CDI!», ajoute Amal. De même, il leur est conseillé d’exécuter des missions de bénévolat. « Toujours dans cette optique d’estime de soi ! Ils apprennent alors le travail d’équipe, l’entraide et la socialisation. Ils en sortent grandis ! ».
Ces étapes sont autant de clefs pour leur permettre d’obtenir des conseils, de progresser et enfin de trouver un travail. « C’est important qu’ils se sentent soutenus. Ils savent bien que tout ce que nous faisons, c’est pour eux et pour leur avenir ».

Entretien avec Hind Lasfar, cantilienne

Il y a deux ans, le rêve de Hind était de devenir conductrice de bus. En 2023, elle a brillamment atteint son objectif grâce au soutien de l’Equipe Emploi Insertion puisqu’elle a obtenu un CDI dans une société de transports urbains et interurbains.

Le Cantilien : Racontez-nous votre parcours ?
HL : J’ai travaillé pendant 3 ans en tant qu’accompagnatrice des enfants en situation de handicap, à temps partiel. Comme j’aimais le métier de conductrice de bus, j’ai pris l’attache de Pôle Emploi. Puis en 2022, l’entreprise avec laquelle je travaillais a perdu le marché pour cet accompagnement. Je n’avais plus que des missions ponctuelles. Vous savez, je suis quelqu’un qui est incapable de rester sans rien faire. Je suis dynamique, j’ai besoin que ça bouge, j’ai besoin de travailler !


Qu’avez-vous fait alors ?
Je me suis rapprochée de l’EEI. Tous les jours, je m’y rendais et discutais avec Amal John. Elle m’a permis de me redonner confiance, d’arriver là où je voulais aller. Elle m’a donné le courage et le soutien dont j’avais besoin. J’ai rédigé mon CV et elle l’a envoyé un peu partout. Tous les jours, elle donnait des coups de fil à droite à gauche. Et puis, elle m’a aidé à suivre des formations et à passer des entretiens. Au final, j’ai été prise par tout le monde ! Aujourd’hui je suis en CDI, à temps plein.

Quelles formations avez-vous suivies ?
Il me fallait le permis D. J’ai donc passé la formation conducteur de transport en commun sur route et la Formation Initiale Minimale Obligatoire voyageurs (FIMO), rémunérées par Pôle Emploi et l’entreprise qui m’embauche actuellement. J’ai également passé la formation secouriste, nécessaire pour ce type d’emploi. J’ai donc suivi 3 formations avec diplôme que j’ai eu du premier coup !

Sans permis D, comment expliquez-vous le succès des entretiens ?
J’ai eu de la chance ! En ce moment, les sociétés de transport recrutent des femmes dans le cadre de leur politique égalité homme/femme et c’était mon rêve de passer du permis B au D, j’étais super motivée ! Je pense que cela a fait toute la différence !

Comment passe-t-on du gabarit voiture à celui de car sans crainte ?
Quand je suis arrivée la première fois en formation, je me suis dit « Ouh la ! Sacré gabarit ! ». Ce n’est pas une petite voiture où tu peux te faufiler ou esquiver. Quand je prends mon bus, il faut que j’anticipe mon itinéraire, savoir si mon car ou mon bus passe. Quelques fois, j’ai eu des petites suées, mais la difficulté me plaît ! Car quand je sors d’une situation complexe, c’est très gratifiant ! D’ailleurs, en général, j’essaie toujours de passer par le chemin le plus difficile afin de maîtriser au mieux mon véhicule.

Qu’avez vous envie de dire aux Cantiliens qui n’osent pas encore pousser les portes de l’EEI ?
Foncez ! C’est une belle opportunité et on est soutenu à 200 % ! Je ne les remercierai jamais assez !

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