La mémoire dans la peau

A la Cité Verte, les souvenirs ont refait surface. une vingtaine de Cantiliens, anciens ou actuels habitants, ont partagé des bribes de leur passé avec le comédien Thomas Rollin et l’illustrateur Samuel Pott. Ensemble, ils ont tissé un récit vivant du quartier, riche de mémoires et d’émotions.

Après un premier projet autour de l’école Flaubert, la Métropole Rouen Normandie, en lien avec la Ville de Canteleu, a souhaité poursuivre ce travail de mémoire. Cette fois, zoom sur les habitants de la Cité Verte ! « L’idée était de faire revivre les souvenirs liés à ce quartier en mutation », explique Thomas Rollin. Avec bienveillance et bonne humeur, les artistes sont allés à la rencontre des habitants, parfois au parc, à la médiathèque, ou même chez eux. Avec ou sans les enfant !  » Dès les premiers échanges, les portes se sont ouvertes et les coeurs aussi », raconte Thomas avec émotion.

Pendant que le comédien écoutait et posait des questions, Sam croquait les visages, les gestes, les instants.  » Beaucoup n’avaient jamais été dessinés. Le trait a facilité la parole, puis la photo », confie l’illustrateur.

De 7 à 80 ans, toutes les générations ont joué le jeu. Et les souvenirs, tendres et marquants ont fusé : la reconstruction de l’école comme un renouveau, les premiers baisers échangés, les jeux d’enfant, le chauffage au charbon à aller chercher dans les caves… Un véritable kaléidoscope de vies.

Mais toujours un même fil rouge : la solidarité

Une habitante se souvient être la seule à avoir le téléphone dans sa tour ; elle ouvrait sa porte à qui avait besoin d’appeler un médecin. Une autre organisait un pédibus dans les années 60. Aujourd’hui encore, cette entraide existe, sous d’autres formes, mais bien vivante. « Ils sont fiers d’être Cantiliens. Ils sont heureux de vivre à Canteleu », poursuit Thomas Rollin. « Ici, il y a tout ! Forêt, commerces, activités pour les enfants, associations et surtout, liens humains ». Dès le 8 septembre, ces tranches de vie tendres et passionnantes seront visibles lors d’une exposition sur les grilles de l’école Gustave-Flaubert.
Ainsi, la mémoire continue de vibrer, dans les mots, les traits et les cœurs.

Votre navigateur est dépassé !

Mettez à jour votre navigateur pour voir ce site internet correctement. Mettre à jour mon navigateur

×