Zoom sur le Ciné Photo Club Cantilien

Fondé le 12 novembre 1968 par Michel Dubost, le Ciné Photo Club fait partie du paysage cantilien depuis plus de cinquante ans. Une longévité qui n’a rien d’un cliché figé : aujourd’hui encore, le club partage ses images avec passion, dans une ambiance conviviale et bienveillante. Et après 15 ans à la présidence du club, Rémi Lamiray passe le flambeau à Olivier Eude.

Une nouvelle focale

Depuis un an et demi, Olivier Eude a rejoint le club, avant d’en devenir président. Professeur d’histoire-géographie au lycée de Barentin, habitant de Saint-Martin-de-Boscherville, il découvre le Ciné Photo Club lors du salon des associations cantilien. « Je suis venu, et je suis resté », confie-t-il.

A l’origine, plutôt orienté vers la vidéo grâce à une certification en cinéma audiovisuel, il pratique depuis une dizaine d’années l’image animée et la photographie. « Le passage à la présidence s’est fait naturellement, mais non sans réflexion », ajoute Olivier Eude. Après quinze années à la tête de l’association, Rémi Lamiray souhaitait passer le relais. « Pas de président, pas d’association. Pas d’association, pas de club », résume-t-il. Pour Olivier Eude, accepter, c’était avant tout permettre au club de continuer à vivre.

Entouré de Rémi Lamiray, désormais vice-président, de Philippe Coquin, secrétaire, et d’Emmanuel Burette, trésorier, Olivier Eude offre une nouvelle dynamique au club, sans renier ses bases solides.

Un club à taille humaine, ouvert à tous les regards

Au Ciné Photo Club, il n’y a pas de hiérarchie des talents. Débutants et confirmés se côtoient, chacun avançant à son rythme. Certains découvrent les réglages manuels, d’autres affinent leur maîtrise de la vitesse ou de la profondeur de champ. Mais tous partagent une même philosophie : le partage des connaissances et du savoir. « Ce que vous savez, vous le partagez. Ce que vous ne savez pas, vous l’apprenez », résume Rémi Lamiray. « Ici, personne n’est jugé, personne n’est dévalorisé. La photographie est un terrain d’échange, jamais de comparaison ».

Les adhérents se retrouvent les 2e et dernier vendredis du mois à 18h30, à la maison du Panorama (château Bouctot, près de l’église Saint-Martin). Le dernier vendredi est consacré à un thème. Les photos sont alors projetées, commentées, analysées dans la bienveillance.  « L’auteur reste maître de son image, mais le regard collectif éclaire toujours la discussion », soulignent à l’unisson les membres du bureau.

Sortir du cadre… pour mieux y revenir

Le Ciné Photo Club Cantilien, ce sont aussi des sorties photographiques régulières : Clères, sur la Seine, Le Havre, Giverny, Biotropica, la foire Saint-Romain, la Pacific Vapeur, la Forêt Monumentale… « Même sous la pluie ou de nuit, comme sur le pont Flaubert pour des poses longues », ajoute Rémi Lamiray. Prochainement, une sortie aux grottes de Caumont est prévue avec le centre spéléologique de Petit-Couronne.

« Les sorties sont organisées le week-end », ajoute Olivier Eude « Elles sont ouvertes aux adhérents et même aux non-adhérents, permettant à chacun de tester, d’oser, et d’exploiter pleinement le potentiel de son appareil ».

Ouvrir l’objectif aux Cantiliens et même au-delà 

Aujourd’hui, le Ciné Photo Club compte une vingtaine d’adhérents, venus de Canteleu et des communes voisines ; une association à taille humaine, où l’on se motive mutuellement pour progresser. « Ce n’est pas l’appareil photo qui fait la photo, c’est le photographe », rappelle Philippe Coquin, secrétaire de l’association.

Alors, envie de tenter l’expérience ?  « L’inscription est possible tout au long de l’année », assure Rémi Lamiray. « Et si vous voulez vous enrichir sur le plan photographique, vous êtes à la bonne adresse ! ».

Ah oui ?

Lors de sa dernière exposition à l’Espace Culturel François-Mitterrand, le Ciné Photo Club Cantilien a proposé une exposition marquante intitulée « Regards croisés sur le D-Day ».

Plus d’une centaine de photographies ont offert au public une plongée sensible dans un jour qui a façonné l’histoire de France.

Les adhérents ont livré un double regard : une approche contemporaine et une vision laissant libre cours à leur sensibilité, retravaillée pour donner aux images un aspect volontairement vieillissant.

« Ces photos ont été prises aux quatre coins de la Normandie », expliquent les membres du bureau de l’association, notamment lors d’une reconstitution au château du Taillis à Duclair pour les 80 ans du Débarquement en 2024.

Des textes d’une association de Montigny ont enrichi l’ensemble.

Fait amusant : de nombreux visiteurs ont cru les clichés d’époque, un véritable compliment salué par des retours admiratifs… et par les médias régionaux

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