Ludwig Priem, le poète des mondes imaginaires

Avec son premier roman, l’auteur cantilien Ludwig Priem signe une fresque épique et poétique aux parfums de lotus. Rencontre.

Qui se cache derrière le nom de Ludwig Priem ?
Ludwig Priem est mon pseudonyme. Dans la vie, je suis adjoint d’exploitation. J’écris depuis cinq ans. J’ai commencé avec de très courts textes, des histoires fantastiques, parfois teintées d’horreur, avant de me lancer sérieusement dans l’écriture romanesque, il y a trois ans, avec Renge.

Pourquoi l’écriture plutôt qu’un autre art ?
J’ai exploré plusieurs chemins : la musique, le dessin… mais l’écriture est celui où je m’exprime le plus librement. Je ne sais pas composer, je ne sais pas créer par le dessin, alors qu’avec les mots, j’arrive à bâtir un monde, inventer des personnages, raconter des aventures. C’est devenu naturel.

Qu’aimez-vous dans cet exercice ?
Inventer. Raconter. Donner forme à tout ce qui vit dans ma tête. L’écriture me permet d’ordonner le chaos des idées et d’en faire quelque chose de vivant.

Comment est née l’idée de Renge ?
Dans le train, en allant travailler. J’écrivais surtout des sketchs à l’époque, mais j’avais envie d’un roman, de quelque chose de plus vaste, plus épique. Puis une image m’est venue : une princesse capable de donner vie à des origamis. Tout est parti de là.

Pourquoi un univers japonais ?
Je suis toujours plongé dans les romans japonais, les anime, le cinéma asiatique. J’aime profondément cette culture. Je ne voulais pas m’arrêter aux mangas de mon adolescence : j’ai voulu aller plus loin, comprendre l’histoire, les traditions, la littérature.

Qui est Renge ?
Une jeune fille mystérieuse, sensible, que l’on croit fragile. Mais sous cette apparence se cache une immense force de caractère. Le roman la suit depuis son arrivée bébé au village jusqu’au seuil de l’âge adulte.

Pourquoi ce prénom ?
Renge signifie fleur de lotus. Elle dégage d’ailleurs une odeur de lotus, ce qui accentue son aura énigmatique.

Pourquoi avoir choisi les origamis ?
Parce que c’est un art japonais magnifique et profondément poétique. J’avais envisagé d’autres objets, mais les origamis se sont imposés. Le papier qui prend vie, c’était une évidence visuelle et symbolique.

Le livre est aussi très documenté…
Oui, je tenais à respecter la culture japonaise. J’ai fait beaucoup de recherches sur la fabrication du papier, le folklore, les croyances populaires. Je voulais être au plus proche de la réalité historique et culturelle.

Parlez-nous de Daï, personnage très aimé des lecteurs.
Daï est inspiré d’Obélix, avec ma petite touche française. Il est imposant, fort, mais tout en douceur et en sensibilité. J’aimais l’idée de casser le cliché du colosse brutal.

On sent une influence poétique très forte.
J’adore la poésie. C’est un moteur dans ma création. J’ai sans doute un côté romantique. J’aime quand la beauté surgit au milieu des épreuves.

Hayao Miyazaki vous inspire-t-il ?
Énormément. Chez lui, des sujets graves deviennent poésie. C’est fascinant. J’ai voulu retrouver cet équilibre dans Renge : une aventure intense, traversée de lumière.

Pourquoi écrivez-vous souvent sur des héroïnes ?
Je ne sais pas vraiment. Cela me vient naturellement. Je me sens plus proche des émotions féminines, et j’aime mettre les femmes au premier plan.

Combien de temps vous a pris ce roman ?
Deux ans d’écriture, puis près d’un an de corrections. J’écris le soir après le travail, donc il faut composer avec la fatigue, la vie quotidienne, le temps qui manque.

Vous avez choisi l’autoédition. Pourquoi ?
C’est un immense travail. On ne fait pas qu’écrire : on devient correcteur, communicant, promoteur. Heureusement, j’ai été accompagné par Magali, ma correctrice, précieuse tout au long du processus.

Que souhaitez-vous transmettre avec Renge ?
Le goût du voyage, de l’aventure, et peut-être l’envie de découvrir la culture japonaise. Si mon livre donne envie d’en apprendre davantage sur ce pays, alors j’aurai réussi quelque chose.

Et la suite ?
Je travaille sur un recueil de petits textes, entre poésie, humour et émotions.

Un dernier mot pour les lecteurs cantiliens ?
Plongez dans Renge. Ouvrez la première page… et laissez le papier prendre vie.

Informations :

Retrouvez Ludwig Priem sur instagram

Renge de Ludwig Priem : 12€

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